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Le 4 octobre dernier, dans le cadre du Salon de l’Éducation à Bruxelles, j’ai eu l’occasion d’assister à une conférence de Philippe Meirieu, spécialiste des sciences de l’éducation et de la pédagogie.

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Gaël Bournonville recevait le 4 octobre dernier Philippe Meirieu. Celui-ci profita de son séjour à Bruxelles pour donner une interview radio, une conférence au Salon de l’Éducation, et une conférence à la librairie UOPC dans le cadre de la présentation de la revue Appren-tissages créée par Gaël Bournonville et parrainée par Philippe Meirieu.

Au salon – quelques pistes de réflexion :

« L’éducateur est celui qui se souvient du futur » ; « former des sujets capables de résister à la pulsion et de penser par eux-mêmes », « faire penser l’enfant ». Quels dispositifs attentionnels mettre en place face à la diminution et la segmentation de l’attention ? Créer l’attention, c’est mieux qu’interdire les portables… « Faire vivre les questions à l’origine des savoirs, par exemple comprendre que les maths ne servent pas à rien mais sont source de la compréhension du monde ».

« Favoriser une pédagogie de l’entraide et de la coopération, celui qui aide progresse autant que celui qui est aidé »…

A la librairie :

Réflexions sur les finalités et les modalités.

Questions entre ce que l’on veut faire et ce que l’institution attend de nous.

« Y a-t-il possibilité de faire venir le pédagogique dans le politique ? » (Pestalozzi)

Les pédagogues sont des utopistes. Ils veulent la fin de l’échec scolaire, pas les politiques : l’échec scolaire est la solution aux problèmes de sélection.  L’institution scolaire est une centrifugeuse qui envoie à l’extérieur ce qu’elle ne peut pas traiter. Créer des espaces d’émancipation furtive dans un système de normalisation standardisée. Faire semblant de croire que ce que les politiques disent, ils le veulent, c’est la seule manière de faire avancer l’institution. Parfois, on s’interdit des choses que l’institution interdit dans les textes mais pas dans les faits.
(Pourrait -on dire cela de notre pédagogie, par exemple?)( NDLR)

La relation éducative n’est pas une relation réciproque : ce n’est pas parce qu’on ne voit rien qu’on ne fait rien, les résultats de notre travail ne sont souvent visibles que longtemps après !

Philippe Meirieu nous fait aussi un bref historique sur le mouvement des écoles nouvelles, les écoles alternatives, les projets d’autonomie des établissements…

Passer du désir de savoir au désir d’apprendre…

Trop dense pour en faire un résumé.  Je vous renvoie aux deux derniers ouvrages de Philippe Meirieu, parus en août 2018 :

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(les deux ouvrages sont publiés aux Éditions « autrement »)