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Relire l’article « Exercices Vittoz – Introduction-Préparation ».

Faire une séance de Vittoz, c’est d’abord un temps de détente, de relaxation.

Je m’installe confortablement, je me pose, pieds au sol, fesses bien posées, dos calé, mains sur les genoux. Je respire calmement, je sens ma respiration. On peut mettre ses mains sur le ventre pour sentir cette respiration. Je ne réfléchis pas, je ne me parle pas à moi-même, je sens, je reçois la sensation de mon corps. Pour m’y aider, je soulève légèrement une jambe, l’autre, un bras, l’autre, ou je crispe, puis relâche, pour sentir. J’essaie progressivement de sentir chaque partie du corps, dos, cou, tête…

Je prends l’habitude de sentir mon corps: quand je marche, je sens son balancement, mes articulations, ma respiration. Je sens les tensions dans mon corps, ou le repos, l’absence de tension.

Je m’aide dans cet exercice de réceptivité de mes cinq sens:

  • la vue: je regarde une feuille de couleur vive, une belle image, des formes géométriques tracées sur une feuille…Lentement, je reçois la sensation, puis je ferme les yeux, je revois ce que j’ai regardé. Petit à petit, on s’habitue à recevoir les images du monde de la même façon, quand on se promène: le ciel, les couleurs…
  • l’ouïe: de la même façon que j’ai reçu les images et les couleurs, je vais, les yeux fermés, toujours bien assis, recevoir les bruits, les sons, tels qu’ils arrivent à mes oreilles. Je peux jouer une note sur un instrument, et écouter son écho en moi. Je ne cherche pas à identifier les bruits, je les reçois.
  • le toucher: je me suis préparé une boite ou un panier, dans lequel j’ai mis différents objets au contact varié: tissu doux, rugueux, laine, pierre, bois, poids différents. Les yeux fermés, je touche, palpe ces différents objets, sans chercher à les identifier, je me laisse imprégner par la sensation perçue.
  • le goût: au calme, tranquillement, je suce un bonbon, bois un verre d’eau, mâche une herbe (persil, menthe…), croque un fruit… Je reçois ce goût , je le sens dans ma bouche, dans mon corps.
  • l’odorat: je me fais une petite réserve d’odeurs, du détergent ménager à l’eau de toilette en passant par quelques herbes. Je reçois une à une ces odeurs, ne jamais chercher à identifier, juste être dans la perception, la sensation.

A travers ces exercices tout simples, je prends l’habitude d’écouter mon corps, ce qu’il sent, et cela procure détente et repos.

Quand je suis bien à l’aise avec ces exercices, je peux les proposer aux enfants, les miens ou ceux de ma classe, de mon groupe…

fleurs nathalie

Et pourquoi Vittoz sur ce blog Jean qui Rit?  Parce que avec Jean qui Rit, on est amenés à utiliser ses sens: j’écoute les chants, les phonèmes, je place ma voix avec les exercices vocaux; je sens mon corps dans l’espace par les exercices d’orientation; avec les lettres rugueuses, je sens le contours des lettres; mon corps mémorise les gestuelles des chants, puis des lettres; mes mains apprennent à se décrisper avant l’écriture… et quand c’est difficile de se concentrer, les exercices Vittoz permettent de revenir à l’instant présent.